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Les tatas somba

Patrimoine mondial de l’Unesco, le Tata Somba est un habitat unique au monde que l’on ne retrouve qu’au nord-ouest du Bénin et dans sa partie frontalière avec le Togo. C’est une construction traditionnelle à des fins de protection, de résistance contre les ennemis et les bêtes sauvages…


Qu’est-ce que sont les tata somba ?

À l’origine 

Tata‘ est une ancienne fortification d’Afrique de l’Ouest. Le mot désigne tantôt la muraille de terre crue entourant un village – l’enceinte –, tantôt le village fortifié lui-même, voire une véritable cité fortifiée, un centre politique et militaire.
À l’origine, le terme
tata serait un mot d’origine malinké.
En langue wolof, tata signifie « mur d’enceinte, fortin », comme dans la phrase : Tatay Ñooro yaa ngay raaf (« le fortin de Nioro tombe en ruines »).

Il apparait aussi dans les textes que le mot ‘Tata’ désigne à l’origine une fortification depuis le temps de la colonisation française. Mais, par extension, il désigne aussi toute habitation. Le Tata Somba, château fort traditionnel, est l’apanage des peuples Bètammaribè, Bèsoribè et Natemba. Les autres Tatas tels que Berba et Waaba ne répondant pas au sens étymologique de ce type d’habitat. Le terme même de Somba donné aux châteaux forts traditionnels de l’Atacora est un nom générique que l’administration coloniale française a attribué à tous les peuples de l’Atacora, à l’exception des Batombou.

Le tata est réalisé avec des matériaux végétaux et du banco. Les murs sont élevés – ils peuvent atteindre une hauteur de plusieurs mètres – et donc épais à la base afin d’assurer la stabilité de la construction.

Un puissant symbole

« Voilà, tu es, pour écarter au loin l’ennemi, debout, le tata » : avec ce terme désignant une forteresse de l’époque précoloniale, le poète-président sénégalais Léopold Sédar Senghor symbolise la force de résistance des anciens empires africains pour défendre leur civilisation contre les envahisseurs occidentaux. Beaucoup de tatas on en effet été les camps fortifiés ou campements provisoires de grands chefs de guerre.

Rapprochons nous de ces constructions si particulières qui nous intéressent aujourd’hui : les tata somba.

 

L’histoire du Tata Somba reste jusque-là méconnue. Personne ne connaît aujourd’hui l’homme ou le peuple qui a inventé le Tata Somba. Il est communément admis que dans les temps anciens, les maisons étaient sous forme de cases rondes. Les guerres et autres animaux prédateurs ont conduit les peuples à trouver un autre moyen pour mieux se protéger et résister. Ainsi est né le Tata Somba. Tous les Tatas n’ont, en effet, pas les mêmes caractéristiques. Ce qui laisse penser que le Tata Somba originel a subi moultes modifications.

Tata Otammari (Somba) à Koussoukoingou, Attakora, Bénin par Jacques Taberlet.

Vous l’aurez compris, c’est du côté du Bénin que nous regardons. Plus précisement au Nord-est de ce territoire.

Une architecture visionnaire 

Le patrimoine architectural béninois est constitué d’une grande diversité de types d’habitations dont le plus célèbre est l’habitation à étage de l’Atacora appelé communément Tata Somba. Les Tata Somba sont en quelque sorte les témoins du passé, l’identité première de différentes ethnies.

La différence du Tata Somba avec tous les autres Tatas est qu’il s’agit d’une construction à étage. Il dispose d’un rez-de-chaussée et d’un niveau supérieur où l’on retrouve des habitations et des greniers à provisions. L’étage permet de se protéger contre des fauves en même temps qu’il permet de voir venir l’ennemi et se préparer à l’affronter. Des cachettes y sont d’ailleurs aménagées, avec des orifices dans le mur pour les attaques. Un hall est aussi prévu pour la sécurité des animaux domestiques. Aussi bien les chambres que les greniers sont constitués de tourelles coniques coiffées de paille et reliées par un mur.

Toutes les terrasses des Tatas Somba sont dallées. Elles disposent également d’orifices pour l’aération et l’évacuation. L’entrée des Tatas est si petite qu’il faut se baisser ou ramper pour les franchir. Au seuil de l’entrée, se trouve l’autel du «Serpent» tutélaire, symbole de l’âme des ancêtres. Une fois le seuil franchi, dans le hall on trouve des provisions, une meule à grains, des abris d’animaux domestiques et un autre autel.

Cependant, avec l’amélioration des revenus, la construction des cases rectangulaires coiffées de feuilles de tôles se développe aujourd’hui au détriment des habitations traditionnelles symboliques dans les villages Somba. Il y a un vrai risque de voir disparaître ces cases traditionnelles dans un avenir proche.

Le développement touristique de cette région magnifique engendrerait une source de revenus potentiels pour les habitants. Pour cela elle doit s’accompagner d’une réelle réflexion, tant dans l’aide à la préservation de l’habitat traditionnel, que dans la répartition équitable et communautaire des revenus. Afin d’éviter les « ravages » de visites non organisées et les erreurs liées à la méconnaissance culturelle, proposer obligatoirement un guide local formé pour effectuer la visite de la région serait une bonne solution.

Pour finir en beauté, je vous laisse apprécier cette petite vidéo de la startup SkyBoy qui nous raconte cette chaleureuse histoire de façon innovante et nous laisse découvrir de magnifiques paysages.

Source : “Les mille et un secrets des Tata Somba.” Slate Afrique.
“Valorisation Des Habitations Tata Somba – Eco-Benin : Ecotour, Circuit, Voyage Responsable Au Benin.”

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1 Commentaire

  1. Larry

    Magnifique article ! Très riche et détaillé. On apprend beaucoup sur le patrimoine et la culture du Nord Bénin.Il me reste quand même une question: Avez vous trouvez l’origine de cette forme ronde si particulière des tatas ?
    Car la forme rectangulaire des maisons est assez répandu en construction.

    Réponse

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