Sélectionner une page

NEW

Rythme & Vibes depuis les Caraïbes!

Zouk, Compas, Reggae, Dancehall… Tant de styles musicaux provenant de ces territoires et dont nous avons essayé de faire un panorama dans notre second article sur la culture créole. Aujourd’hui, nous souhaitons revenir sur trois d’entre eux : Le zouk, le compas et le...

Foodles avec Marielle !

Foodles & Cie démarre avec Marielle ! Premier épisode de Foodles & Cie, nouvelle rubrique dédiée à la gastronomie et aux musiques du monde chez Ayika'a. On parle de bons petits plats ce soir... Bon appétit ! Les plats de Marielle : 

Culture créole : ce que l’on sait aujourd’hui de ces territoires

Petit topo de l’Histoire... Ce que l’on sait aujourd’hui de ces territoires, c’est qu’ils regorgent d’histoires. Des histoires toutes aussi poignantes les unes que les autres, mais des histoires qui, lorsque l’on regarde de plus près, nous permettent de comprendre la...

L’identité de la femme créole

Pour notre premier article de come back, nous vous proposons une interview autour de la question de l'identité créole. On entends beaucoup de clichés et de stéréotypes autour de ces personnes mais qui sont-ils vraiment ? Marielle, Valentine, Stacy et David partagent...

L’interview de Floriette Baty NSONDE

Tu es qui toi ?Je me présente, moi c’est Floriette, enchantée ! Jeune créative faisant partie du pôle community management de la nouvelle version d’Ayika’a. Du haut de mes 21 ans, je suis issue d’un cursus créatif dans une école de communication parisienne. Si je...

L’interview de Aurélie KOUMAN

Bonjour à tou·te·s. Je suis Aurélie Kouman, j’ai 24 ans et j’occupe le poste de Community Manager au sein de l’association Ayika’a. Diplômée en journalisme, je suis actuellement en double licence d’Histoire et Sociologie. Mon rôle au sein de l’association est...

L’interview de Cindy BABIN

Je suis Cindy Babin,  présidente et visionnaire de l'association Ayika'a. Je suis d'origine Franco-Ivoirienne et j'ai toujours grandit et baigner au cœur même de cette double culture. Dans la vie je suis mannequin professionnel en agence et c'est  de la qu'est née la...

L’interview de Franklyn KWAKYE

Qui es-tu ?Bonjour, je m’appelle Franklyn et je suis originaire du département de l’Aube. Je suis à la fois consultant en cyber sécurité et photographe de fashion et wedding. Mon style photographique se construit principalement autour des concepts de l’amour, la...

“Askip les noirs savent danser! »

Un son de Magic System ou de Tekno passe en soirée et là c’est le drame. Tous les regards de mes potes se posent sur moi. Évidemment je suis métisse donc “j’ai le rythme dans la peau”. Qui d’autres mieux que moi pourrais danser sur ce genre de rythme « exotique » ?...

Asma : témoignage d’une franco-comorienne

Peux-tu te présenter rapidement ?Je m’appelle Asma* et j’ai 23 ans. Je suis originaire de Lyon mais j’ai été amenée à bouger pour mes études entre Grenoble, le Royaume-Uni, et Paris. J’ai terminé mon Master il y a quelques mois et j’ai eu la chance d’être...

L’interview de Philipe Niamien

Philipe Niamien

Jouer avec l’art et le digital pour représenter la beauté de ces femmes oubliées. Ma passion pour le dessin m’a permis de représenter la femme noire et métissée sous format numérique tout en laissant la possibilité aux internautes de se retrouver au sein des jeux de crayons. Le dessin est un moyen de faire appel à l’imaginaire du lecteur dans l’optique de le faire adhérer à son univers artistique. Nous vous invitons donc à rejoindre l’univers AYIKA’A. – Philipe Niamien

Qui es-tu Philipe Niamien ?

Hello, moi c’est Philippe-Auguste Niamien, je suis actuellement en 2ème année de BACHELOR CONCEPTION 3D VFX ANIMATION. Avant cela, j’ai fait une bi-licence en Cinéma Audiovisuel Image, Scène et Production. Je suis passionné par l’art sous toutes ses formes, je suis dessinateur, illustrateur autodidacte et je joue du piano depuis bientôt 13 ans. J’ai notamment été au Conservatoire du centre culturel Goethe Institut à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Pourquoi as-tu rejoint ce projet ?

Le projet AYIKA’A, je l’observais dans la pénombre depuis sa création, je n’étais donc pas insensible au sujet que soulevait ce projet : le sujet de l’image, l’image de la femme, l’image que la femme se donne ou même celle qu’on l’oblige à avoir dans cette société où tout est filtré à travers le prisme de Monsieur MÉDIAS.

Cependant, une autre partie de moi prenait de la distance car tout cela semblait être un sujet de femmes plutôt que d’hommes. Je ne me voyais pas acteur de cette lutte à l’intérieur d’un tel mouvement. De plus, moi qui ne suis qu’un artiste illustrateur/cinéaste, je me posais la question de « Qu’est-ce que je pourrais apporter à Cindy dans la réalisation de son projet ? »

Pourtant, un jour, Cindy elle-même m’a approchée. C’était facile, nous étions amis d’enfance. Elle m’a fait comprendre qu’elle souhaitait une illustration qui représentait les idées qu’elle défendait à travers AYIKA’A (je tiens à préciser que moi qui suis de nature réservée, je lui ai dit oui sans même avoir réfléchi à la question) !

Mais que venais-je de faire ? Je venais de prendre la responsabilité de réaliser l’illustration qui sera le FER de lance de ce projet, au premier plan ! Après un mois d’hésitation, je me suis mis au travail malgré la robe d’inquiétude qui habillait mon âme.

Je suis le seul noir de la promo

Les noirs, dans toutes leurs déclinaisons, souffrent en silence. Que ce soit lié à notre apparence physique ou à notre appartenance culturelle et je suis bien placé pour en parler : dans les études que je fais, il y a très peu d’africains -de noirs-. Pour vous dire, je suis le seul noir de la promo prépas, 1ère année, 2ème année, 3ème année et cycle expert compris. Je suis le seul noir sur environ 80 étudiants, ça peut paraître cocasse mais c’est bien la vérité. Je suis le point noir au centre de la feuille blanche. Cela m’oblige à constamment me battre pour rester au sommet de la pile, c’est une lutte quotidienne !

Cette lutte quotidienne m’a obligée à m’intégrer au point de finir par oublier qui je suis réellement, au point de ne plus savoir me représenter, c’est une lutte quotidienne cette histoire de l’image que nous avons de nous-même dans cette société, et, je pense que ça ne touche pas que les femmes

Qu’est ce que cela t’a apporté ?

Un jour, je me suis retrouvé face à un véritable blocage. Je ne savais pas dessiner le cheveu afro/métissé sous toutes ses déclinaisons. C’était réellement affligeant et frustrant pour moi, un africain, j’ai alors réalisé que je dessinais en trop grande majorité des personnages à la peau blanche… Quelle honte !

Je venais de prendre une véritable claque. Certaines choses qui auraient dû être naturelles étaient de véritables cas d’école pour moi ! Mais je sais que ce n’est que comme ça que l’on progresse véritablement, j’ai dû apprendre à dessiner les traits de ce type auquel j’appartiens pourtant. J’ai ainsi finalement compris la véritable signification de ce projet.

 

Article précédent

Article suivant

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer