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“Askip les noirs savent danser! »

Un son de Magic System ou de Tekno passe en soirée et là c’est le drame. Tous les regards de mes potes se posent sur moi. Évidemment je suis métisse donc “j’ai le rythme dans la peau”. Qui d’autres mieux que moi pourrais danser sur ce genre de rythme « exotique » ?...

Asma : témoignage d’une franco-comorienne

Peux-tu te présenter rapidement ?Je m’appelle Asma* et j’ai 23 ans. Je suis originaire de Lyon mais j’ai été amenée à bouger pour mes études entre Grenoble, le Royaume-Uni, et Paris. J’ai terminé mon Master il y a quelques mois et j’ai eu la chance d’être...

Being an actress in LA – Furtuna Aliu Interview

Hello Furtuna, Thank you for taking this interview.1 - Can you briefly introduce yourself ?My name is Furtuna Aliu, I’m 19 years old and I come from Kosovo. A new country located in the south east of Europe. I recently moved to Los Angeles, California to...

Pro Black are not Anti White !

Aujourd'hui, découvrez l'opinion de Cindy sur la question des divisions raciales. 'Pro Black are not Anti white' ou encore - Etre pour la cause noire, ne veut pas dire "contre les blancs" ! On vous en dit plus dans la vidéo.

Green book : sur les routes du sud de Peter Farrelly

©droits réservésGreen Book, réalisé par Peter Farrelly, est sans doute le film le plus controversé depuis la 91e cérémonie des oscars du 24 février dernier. En effet, beaucoup ne comprennent pas l’engouement pour ce long-métrage qui lui a permis de...

Melie Tiacoh, entre mannequinat et détermination

1) Peux-tu nous faire une présentation brève de toi? Je suis née à Paris et ai grandi à Abidjan. Je suis issue d’une famille très cosmopolite au sein de laquelle j’ai appris la tolérance et dont je ressors riche culturellement parlant. J’ai vécu dans 5 pays différents...

Les termes que j’ai décidé de bannir de mon langage

Oui oui, vous avez bien lu... Aujourd'hui, Cindy nous présente les termes qu'elle a décidé de bannir de son langage ainsi que les termes qu'elle trouve stéréotypés.Nous vous proposons un nouveau format ! Des vidéos d’opinions où nous pourrons partager...

Rencontre avec Alphée Adimi, CEO de Visiter l’Afrique

Interview Exclusif avec la simpathique Alphée Adimi ! Nous avons eu l'occasion de la rencontrer lors du Salon du Livre de Paris où, Alphée Adimi et ses collaborateurs de Visiter l'Afrique faisaient la présentation de leur ouvrage « They call it Africa, we...

Au nom de l’amour !

Introduction : Le monde entier célèbre l’amour aujourd’hui, la rédaction de Ayika’a revient sur ses couples, ses artistes, ses sportifs qui tout simplement nous inspire l’amour. Parce que l’amour est partout, c’est le moteur de nos cœurs, de notre vie et...

Adoptée, la revanche qu’elle prend sur la vie

C'est très jeune qu'elle a dût faire face à cette réalité : l'adoption Dans ce témoignage, découvrez l'histoire d'Affelya. Belle, intelligente et courageuse, elle a sût en tirer profit afin de se (re)construire...Et elle à accepté de nous raconter cette partie de son...

L’interview de Philipe Niamien

Philipe Niamien

Jouer avec l’art et le digital pour représenter la beauté de ces femmes oubliées. Ma passion pour le dessin m’a permis de représenter la femme noire et métissée sous format numérique tout en laissant la possibilité aux internautes de se retrouver au sein des jeux de crayons. Le dessin est un moyen de faire appel à l’imaginaire du lecteur dans l’optique de le faire adhérer à son univers artistique. Nous vous invitons donc à rejoindre l’univers AYIKA’A. – Philipe Niamien

Qui es-tu Philipe Niamien ?

Hello, moi c’est Philippe-Auguste Niamien, je suis actuellement en 2ème année de BACHELOR CONCEPTION 3D VFX ANIMATION. Avant cela, j’ai fait une bi-licence en Cinéma Audiovisuel Image, Scène et Production. Je suis passionné par l’art sous toutes ses formes, je suis dessinateur, illustrateur autodidacte et je joue du piano depuis bientôt 13 ans. J’ai notamment été au Conservatoire du centre culturel Goethe Institut à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Pourquoi as-tu rejoint ce projet ?

Le projet AYIKA’A, je l’observais dans la pénombre depuis sa création, je n’étais donc pas insensible au sujet que soulevait ce projet : le sujet de l’image, l’image de la femme, l’image que la femme se donne ou même celle qu’on l’oblige à avoir dans cette société où tout est filtré à travers le prisme de Monsieur MÉDIAS.

Cependant, une autre partie de moi prenait de la distance car tout cela semblait être un sujet de femmes plutôt que d’hommes. Je ne me voyais pas acteur de cette lutte à l’intérieur d’un tel mouvement. De plus, moi qui ne suis qu’un artiste illustrateur/cinéaste, je me posais la question de « Qu’est-ce que je pourrais apporter à Cindy dans la réalisation de son projet ? »

Pourtant, un jour, Cindy elle-même m’a approchée. C’était facile, nous étions amis d’enfance. Elle m’a fait comprendre qu’elle souhaitait une illustration qui représentait les idées qu’elle défendait à travers AYIKA’A (je tiens à préciser que moi qui suis de nature réservée, je lui ai dit oui sans même avoir réfléchi à la question) !

Mais que venais-je de faire ? Je venais de prendre la responsabilité de réaliser l’illustration qui sera le FER de lance de ce projet, au premier plan ! Après un mois d’hésitation, je me suis mis au travail malgré la robe d’inquiétude qui habillait mon âme.

Je suis le seul noir de la promo

Les noirs, dans toutes leurs déclinaisons, souffrent en silence. Que ce soit lié à notre apparence physique ou à notre appartenance culturelle et je suis bien placé pour en parler : dans les études que je fais, il y a très peu d’africains -de noirs-. Pour vous dire, je suis le seul noir de la promo prépas, 1ère année, 2ème année, 3ème année et cycle expert compris. Je suis le seul noir sur environ 80 étudiants, ça peut paraître cocasse mais c’est bien la vérité. Je suis le point noir au centre de la feuille blanche. Cela m’oblige à constamment me battre pour rester au sommet de la pile, c’est une lutte quotidienne !

Cette lutte quotidienne m’a obligée à m’intégrer au point de finir par oublier qui je suis réellement, au point de ne plus savoir me représenter, c’est une lutte quotidienne cette histoire de l’image que nous avons de nous-même dans cette société, et, je pense que ça ne touche pas que les femmes

Qu’est ce que cela t’a apporté ?

Un jour, je me suis retrouvé face à un véritable blocage. Je ne savais pas dessiner le cheveu afro/métissé sous toutes ses déclinaisons. C’était réellement affligeant et frustrant pour moi, un africain, j’ai alors réalisé que je dessinais en trop grande majorité des personnages à la peau blanche… Quelle honte !

Je venais de prendre une véritable claque. Certaines choses qui auraient dû être naturelles étaient de véritables cas d’école pour moi ! Mais je sais que ce n’est que comme ça que l’on progresse véritablement, j’ai dû apprendre à dessiner les traits de ce type auquel j’appartiens pourtant. J’ai ainsi finalement compris la véritable signification de ce projet.

 

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